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"Adoration des Mages",

eau-forte, XVIIIe siècle, d'après un dessin de Giambattista Tiepolo (1696/1770)

 

La "Fête des Rois" me sera toujours un souvenir gourmand. Selon les années on préparait dans mon enfance, une galette aux amandes ou une brioche aux melons confits, pour les savourer encore chaudes, espérant sentir sous la dent, la petite figurine de porcelaine.

J'ai appris par la suite, que cette fête chrétienne était une reprise d'un rituel antique. L'Épiphanie est le jour de la renaissance de la lumière, après le solstice d'hiver. Sous l'antiquité romaine, lors des Saturnales, fêtes d'hiver, au jour de l'apparition (épiphanie) de la lumière, un gâteau dans lequel on avait glissé une fève était présenté aux convives d'un banquet. Celui dont la part contenait la fève devenait le "roi d'un jour", faisant ce que bon lui semblait.

C'est vraisemblablement au XIIIe siècle que cette "Fête des Rois" fut instituée par l'Église, mais pour célébrer la venue des Mages devant l'Enfant saint, devenant une fête très appréciée. Le jour des Rois est la fête de la lumière, c'est une étoile qui guide les Mages vers l'Enfant, et c'est le soleil que symbolise la forme ronde des gâteaux. Une part de gâteau, la "part de la Vierge" était réservée pour  la donner au premier pauvre passant devant les maisons. Et c'est à la fin du XVIIIe siècle, que la fève fut remplacée par une figurine de porcelaine.